Traileur préparant son équipement et son dossard au lever du jour dans un refuge de montagne.

La semaine de course

De J-7 au départ : alléger le bruit, garder l’essentiel.

La dernière semaine ne crée pas une nouvelle forme. Elle protège ce que tu as construit et rend le jour J plus simple à exécuter.

Édition 1.1 · août 2026

La logique

Arriver prêt, pas occupé.

À J-7, l’enjeu n’est pas de rattraper une séance. Il est de retirer les décisions inutiles : alimentation déjà testée, équipement connu, documents prêts, plan de course lisible et organisation partagée avec tes proches.

01

Conserver l’adaptation

Réduire la fatigue accumulée sans chercher un dernier gain de forme.

02

Fermer les inconnues

Vérifier le parcours, le règlement, les horaires, le matériel et les ressources annoncées.

03

Préparer les décisions

Savoir ce que tu prends, où tu passes et quoi ajuster si le scénario change.

Un rythme de semaine

Donner une fonction à chaque moment.

Le calendrier exact dépend de ton expérience, de ta course et de ta récupération. Ce cadre évite surtout d’empiler des tâches au dernier moment.

  1. J-7 à J-5

    Confirmer

    Relis le règlement daté, vérifie les informations officielles du parcours et finalise les dernières séances légères prévues. Fais aussi le contrôle administratif qu’il exige : identité, licence, certificat, assurance, qualification et contacts seulement lorsqu’ils sont demandés.

  2. J-4 à J-3

    Préparer

    Organise le sac, le matériel obligatoire, les ravitaillements personnels et les transferts. Ne change pas de produit par nervosité.

  3. J-2

    Simplifier

    Réduis les choix : tenue prête, documents accessibles, horaire de départ et premiers gestes de course clairs.

  4. J-1 et matin de course

    Exécuter

    Protège le sommeil sans le transformer en objectif anxiogène. Suis ton plan simple et garde de la marge pour les imprévus.

Plan nutritionnel J-5 à J-1

Recharger sans saturer ta digestion.

Ce plan répartit la recharge sur cinq jours au lieu de concentrer les glucides la veille. Il est construit pour une personne qui veut arriver avec des réserves pleines, mais un ventre calme.

Durée de course envisagée
Ton confort digestif en course
Préférence alimentaire

Test privé : ces réponses servent seulement à ce calcul affiché dans ton navigateur. Elles ne sont ni envoyées, ni enregistrées, ni associées à un compte.

Plan J-5

5–6 g/kg de glucides

350–420 g · cible 385 g

Entraînement5 km faciles maximum, soit environ 30 min. 4 × 20 s relâchées seulement si c’est habituel.

Intention nutritionnelleConserve tes repas usuels et ajoute une portion de féculent ou de pain. Le but est de régulariser, pas de te remplir.

Repas simples à assembler

  1. Petit-déjeuner : porridge, banane et yaourt ou skyr, selon ta tolérance.
  2. Déjeuner : riz, poulet, œufs ou poisson blanc, légumes cuits et pain.
  3. Collation : compote et tartines avec confiture.
  4. Dîner : pâtes, sauce tomate douce et poulet, œufs ou poisson blanc.

Quantités pour te repérer

Ce sont des équivalences approximatives. Choisis et combine-les dans la journée ; il ne faut pas tout manger à chaque repas.

  • 100 g de pâtes sèches = environ 230–250 g cuites = 70–75 g de glucides.
  • 100 g de riz sec = environ 250–300 g cuit = 75–80 g de glucides.
  • 100 g de pain = environ 50 g de glucides ; une banane moyenne = 25–30 g.
  • 120 g de poulet, dinde ou poisson cuits = environ 25–30 g de protéines.
  • 2 œufs = environ 13 g de protéines ; 200 g de skyr = environ 20 g.
Rythme conseillé6 prises régulières · environ 64 g de glucides par prise à la cible.
La règle anti-saturation

Ne cherche pas à “rattraper” le soir. Si une prise ne passe pas, reviens à de petites portions connues : boisson ou yaourt toléré, compote, pain, riz, pomme de terre, semoule, banane. La régularité compte plus qu’un chiffre atteint de force.

Ce que ce plan ne change pas

Il ne valide pas de nouveau gel, boisson, complément ou produit de ravitaillement. Pour le jour J, conserve ta tolérance entraînée et prévois une texture de secours moins sucrée ou plus liquide.

Hypothèses : adulte en bonne santé, affûtage déjà engagé, sans restriction médicale. Diabète, trouble alimentaire, maladie rénale ou digestive, grossesse, traitement ou symptômes persistants : demande un avis médical ou diététique adapté.

Quatre dossiers à fermer

Préparer sans inventer une nouvelle routine.

La semaine de course ne demande pas une perfection impossible. Elle demande de rendre cohérents les éléments déjà testés.

Plan de course

Lis les sections, passages, ravitaillements et choix clés. Remplace “je verrai” par une intention simple et révisable.

Un fichier de parcours devient utile quand il révèle les moments qui comptent.

Nutrition et hydratation

Prépare ce que tu connais, classe les prises par section et prévois une alternative tolérée. Les quantités restent liées à ton plan personnel.

Évite les innovations alimentaires de dernière minute.

Équipement et logistique

Vérifie le règlement, la météo et chaque pièce du système : chaussures, couches, lumière, portage, documents et trajet.

Le matériel obligatoire dépend toujours de la course.

Assistance et drop bag

Si le règlement daté les prévoit, confirme la procédure : dépôt, étiquetage, horaires, accès, récupération et plan si la personne attendue ou le sac est absent.

Un appui non confirmé ne remplace pas ce que tu dois assurer toi-même.

La veille ne doit pas être un chantier

Vérifier avec une liste courte et vivante.

Prépare une liste que tu peux réellement terminer. Elle doit faire apparaître les informations inconnues plutôt que les masquer.

La meilleure checklist est celle qui te libère l’esprit avant le départ, pas celle qui ajoute des cases la veille.

  • CourseHoraire, accès, retrait du dossard, règlement daté, contrôle administratif prévu, météo et dernières communications officielles.
  • SacMatériel obligatoire, éléments personnels et recharge de ce qui doit fonctionner longtemps.
  • RavitaillementsProduits déjà testés, répartition par section et personne de contact si une assistance est autorisée.
  • RetourVêtements secs, trajet et point de rendez-vous : la fin de course mérite aussi un plan simple.

Le matin

Conserver un rituel court.

Le départ appartient rarement au scénario parfait. Garde des repères simples et mets la priorité sur les informations officielles de l’épreuve.

À vérifier

  • Manger et boire selon une routine déjà tolérée.
  • Vérifier que le sac correspond au règlement et aux conditions observées.
  • Emporter le nécessaire pour le premier segment, pas pour toute la course d’un coup.
  • Partager le plan essentiel avec la personne qui t’accompagne ou te suit.

Quand la pression monte

  • Une nouvelle information officielle prime sur mon plan initial.
  • Je n’ajoute pas un produit ou un objet non testé juste par peur.
  • Je reviens au premier segment et à l’intention d’effort prévue.
  • Je demande de l’aide tôt si un problème de sécurité ou de santé apparaît.

Références et limites

Une méthode d’organisation, pas une ordonnance.

L’affûtage, la nutrition et la logistique doivent rester individualisés. Les informations officielles de ton épreuve priment toujours sur les exemples de cette page.